À partir d’une revue de la littérature française et internationale, ce rapport explore les parcours d’engagement bénévole, associatif et volontaire. Il met en lumière les conditions qui favorisent l’entrée dans l’engagement, les formes qu’il prend au fil des trajectoires de vie, mais aussi les raisons qui conduisent à son interruption.
Tout d’abord, l’engagement demeure profondément structuré par les inégalités sociales. Le niveau de diplôme, les ressources relationnelles et les expériences de socialisation continuent de jouer un rôle déterminant. Cependant, les jeunes générations renouvellent les pratiques d’engagement, lesquelles sont davantage tournées vers des formes souples, ponctuelles et concrètes d’action collective, aussi bien dans le sport, la culture, l’environnement que dans les mobilisations citoyennes et numériques. En outre, l’engagement ne peut être réduit à une simple décision individuelle. Il résulte toujours de la rencontre entre une histoire personnelle, des valeurs, des réseaux de sociabilité et des organisations capables d’accueillir, de reconnaître et de faire grandir les volontés d’agir. Les parcours d’engagement apparaissent ainsi comme des constructions collectives, façonnées par les institutions, les associations et les politiques publiques. Enfin, paradoxalement, alors que l’engagement constitue une ressource essentielle pour la vitalité démocratique et la cohésion sociale, les processus de désengagement restent encore largement méconnus.
Source : Injep
Publication : INJEP Notes & rapports, juillet 2026