Quand la solitude pèse sur le plaisir de manger

Bien vieillir, ce n’est pas seulement vivre plus longtemps, c’est aussi conserver son autonomie le plus longtemps possible. Une mauvaise alimentation peut aggraver les fragilités qui accompagnent le vieillissement. Par exemple, sauter un repas, se nourrir d’un seul plat, ou s’alimenter de manière déséquilibrée augmentent le risque de dénutrition pouvant conduire à une perte de masse musculaire, une baisse de l’immunité et une perte d’énergie au quotidien.

Pour mieux comprendre ces enjeux, le CRÉDOC a mené une recherche portant sur l’alimentation des séniors. Ce travail, financé par la Direction générale de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) analyse les résultats de l’enquête Comportements et attitudes alimentaires en France de juin 2025, qui comporte un volet spécifique sur les séniors autonomes et ceux qui sont aidés.

L’analyse révèle que la solitude peut accélérer le décrochage alimentaire des plus de 65 ans. Les plus âgés vivant seuls ont moins de plaisir à manger et moins d’envie de cuisiner, ce qui peut transformer durablement leurs habitudes en appauvrissant leurs repas.  Mieux comprendre le lien entre alimentation et solitude permet d’identifier des leviers concrets pour prévenir la dénutrition et soutenir l’autonomie. En particulier, il semblerait pertinent de réfléchir à des dispositifs visant à aider les aidants, et notamment de garantir qu’ils puissent être relayés de temps à autre.

Source : Crédoc
Publication : Consommation & Modes de Vie N°CMV356, avril 2026